Ô
Tinghir
tes secrets
cachés aux yeux
de ceux qui ne savent les découvrir.
Ils
te voient
un arrêt
en bord de route
à ton calme, le désert ils préfèrent.
Ô
amis
regardez
dans le printemps
la pureté des amandiers en fleur.
Là
sentez
dans les champs
sous les dattiers
arômes de menthe et de coriandre.
Puis
l’adrar°
imposant
un écrin ocre
pour un camaïeu vert resplendissant.
Et
l’assif°
ses eaux vives
et blancs galets
des rives sereines pour le poète.
Oui
j’oublie
dans l’igrane°
le temps qui passe
les tempêtes et l’agonie du monde.
° adrar : terme berbère pour la montagne.
° assif : la rivière en berbère.
° igrane : les champs, la palmeraie par extension.
Tinghir et ses secrets
[Tétraktis]
© Robert Haïtam Péaud.